Les non labour creusent leur sillon

économie verte

Centre-Val de Loire

Les non labour creusent leur sillon

Fabien Labrunie pratique le semis direct sous couvert une technique non labour. Lorsqu’il plante les graines, ce n’est pas sur un sol nu, mais dans un champ recouvert de trèfle. Le semoir coupe légèrement le trèfle, fend la terre et plante la graine. « Les racines du trèfle, les vers de terre et tous les autres êtres vivants qui sont dans le sol qui vont structurer ce sol et le rendre meuble », explique Fabien.

De plus, le trèfle est un excellent capteur d’azote atmosphérique, qui le restitue peu à peu à l’espèce cultivée. Sur son exploitation de 160 hectares, située à Veigné, en Indre-et-Loire, Fabien pratique l’agriculture de conservation des sols. Son objectif : protéger le sol pour en préserver la biodiversité et la fertilité et lui rendre son statut de principal outil de l’agriculteur. Cette technique du non labour permet non seulement d’obtenir des rendements importants, mais aussi de ménager les agriculteurs, qui passent moins de temps sur leur tracteur, et de réduire leurs charges. « Sur une exploitation comme la mienne, quelqu’un qui labourerait consommerait entre 8000 et 10000 litres de fioul par an, tandis que je suis quasiment à 4000 litres de fioul par an », souligne Fabien. Même si elle n’est pas subventionnée, cette technique du non labour séduit un nombre croissant d’agriculteurs, qui peuvent échanger sur leurs pratiques via des forums dédiés. Pour Fabien, ces réseaux sont très importants et « nous recommandons de se rapprocher d’agriculteurs, si possible au niveau local, qui pratiquent déjà. Ce qui permet d’ajouter le contexte local à la force du réseau ».

Plus d’informations sur www.agricool.net et www.asso-base.fr

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