La SCOP Ardelaine relocalise la filière laine

ESS

Auvergne-Rhône-Alpes

Ardelaine a su prendre son temps et, de l’avis de Béatrice Barras, l’une de ses cofondatrices, c’est l’une des raisons de son succès. La SCOP (Société Coopérative et participative)  «en strong » s’est développée par étapes, avec toujours, en ligne de mire, une vision à moyen et long terme. « On se dit que c’est absolument indispensable en France, de garder des savoir-faire, de garder du matériel, de produire aussi.

Si, en France, on ne produit pas, il va y avoir un souci ! Il faut toujours réfléchir à moyen et long terme ! », explique Béatrice. C’est ainsi qu’Ardelaine a pu relancer à Saint-Pierreville une filière de laine tombée en désuétude, en créant un à deux emplois par an depuis trente ans et en nouant des partenariats forts, notamment avec les quelques 240 éleveurs de moutons, qui leur fournissent une matière première de qualité. La laine est transformée en matelas, couettes ou vêtements. « Notre force, c’est aussi de maîtriser l’outil jusqu’au produit fini », poursuit Béatrice Barras. « On est partis sur les circuits courts. Nous travaillons une matière délaissée, dans un village un peu déserté. Finalement, nous faisons de la relocalisation et de la restructuration (en strong). Certes, la main d’œuvre et les normes environnementales coûtent cher, mais nous avons cette ambition de réussir ! C’est parce que nous vendons en circuit court et que nous intégrons la commercialisation que nous pouvons payer cette production ».

Ardelaine a également fait des choix stratégiques, comme celui de ne plus courir les salons européens et de se recentrer au niveau local. C’est ainsi que la SCOP a développé le tourisme culturel et reçoit désormais 20 000 visiteurs chaque année.

 

Plus d’informations sur www.ardelaine.fr

 

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